L'évolution épistémologique de la science théologique et de ses néologismes. Vers la cosmothéanthropocité
Il est urgent de réaliser un contrôle suivi de l’évolution des exigences scientifiques auxquelles la théologie est soumise, celle de son déploiement et celle de ses expressions qui charrient ses connaissances. Dans la longue histoire de la théologie et dans ses prétentions à être considérée comme un...
| Main Author: | |
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| Format: | Electronic Article |
| Language: | French |
| Check availability: | HBZ Gateway |
| Interlibrary Loan: | Interlibrary Loan for the Fachinformationsdienste (Specialized Information Services in Germany) |
| Published: |
2025
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| In: |
RELIER
Year: 2025, Volume: 33, Issue: 1, Pages: 1-16 |
| Further subjects: | B
cosmothéanthropocité
B Dieu-humain-cosmos B inclusive neologism B Évolution B cosmotheanthropocity B néologisme inclusif B Theological Epistemology B God-human-cosmos B Evolution B épistémologie théologique |
| Online Access: |
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| Summary: | Il est urgent de réaliser un contrôle suivi de l’évolution des exigences scientifiques auxquelles la théologie est soumise, celle de son déploiement et celle de ses expressions qui charrient ses connaissances. Dans la longue histoire de la théologie et dans ses prétentions à être considérée comme une science, elle s’est définie, tout au début à l’époque patristique et médiévale, en se référant aux principes scientifiques reconnus à Platon et à Aristote, les seuls détenteurs de l’autorité scientifique dans l’Antiquité, comme une science de Dieu. Cette conception a fait son chemin jusqu’aux temps modernes lorsque les sciences humaines apportent un nouveau bouleversement rendant compte que l’être humain, sujet de réflexion sur l’objet de la théologie qui est Dieu, doit avoir sa place dans les réflexions théologiques. La révélation, étant la communication d’une alliance entre Dieu et l’être humain, il faut aussi considérer celui-ci comme faisant partie de l’objet de la théologie, et faisant ainsi de cette dernière une science humaine non seulement de par son objet, mais aussi par ses méthodes ; ce qui a trouvé une signification dans le néologisme typique : la théandricité. Cependant, avec l’évolution des mentalités, les recherches récentes que nous soutenons montrent qu’il existe un troisième partenaire non seulement dans la création, mais aussi dans la rédemption, c’est le cosmos. Dieu n’a pas créé uniquement l’être humain, mais aussi la nature, et l’être humain ne sera pas sauvé seul sans le cosmos, d’où la demande d’une considération de celui-ci en guise de troisième partenaire autonome et dialogal dans la révélation ; ce qui donne lieu à une ligne cosmothéandrique en théologie. Mais cette dernière expression est malheureusement élaborée à partir d’un mot traduisant l’homme dans son acception grecque seulement masculine. Nous présentons ici dans cette recherche un changement d’expression. Et le nouveau néologisme plus inclusif de tout être humain, homme et femme, produit de la racine grecque anthropos est : cosmothéanthropocité. There is an urgent need for continued monitoring of the evolution of the scientific requirements to which theology is subject, of its development and of its expressions which convey its knowledge. In the long history of theology and in its claims to be considered as a science, it has defined itself, at the very beginning in patristic and medieval times, by referring to the scientific principles recognized by Plato and Aristotle, the only holders of scientific authority in Antiquity, as a science of God. This conception has made its way to modern times when the human sciences bring a new upheaval realizing that the human, subject of reflection on the object of theology which is God, must have its place in theological reflections. Revelation, being the communication of a covenant between God and humankind, must also be considered as part of the object of theology, thus making theology a human science by its object, but also by its methods. This has found meaning in the typical neologism: theandricity. However, with the evolution of mentalities, the recent research that we support shows that there is a third partner not only in creation, but also in redemption, it is the cosmos. God did not create only humankind, but also nature, and man will not be saved alone without the cosmos, hence the demand for consideration of it as a third autonomous and dialogical partner in revelation. This gives rise to a cosmotheandric line in theology. But this last expression is unfortunately developed from a word translating man in its Greek masculine meaning only. We present here in this research a change of expression. And the new neologism more inclusive of all human beings, man and woman, product of the Greek root anthropos is: cosmotheanthropocity. |
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| ISSN: | 2817-8513 |
| Contains: | Enthalten in: RELIER
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| Persistent identifiers: | DOI: 10.7202/1122473ar |