Agapè comme relève d'Éros? : Les dangers d'un amour sans désir

Karl Barth a résisté à la thèse bien connue de Nygren. La théorie du pur amour déprécie l’éros. Sur ce terrain, Bossuet est plus recevable que Fénelon : l’amour est toujours mêlé, composite et dialectique. L’opposition trop dure entre agapè et éros méconnaît le désir. La thèse de Rougemont garde tou...

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Bibliographic Details
Main Author: Müller, Denis 1947- (Author)
Format: Electronic Article
Language:French
Check availability: HBZ Gateway
Interlibrary Loan:Interlibrary Loan for the Fachinformationsdienste (Specialized Information Services in Germany)
Published: 2010
In: Revue d'éthique et de théologie morale
Year: 2010, Volume: 260, Issue: 3, Pages: 69-80
Online Access: Presumably Free Access
Volltext (lizenzpflichtig)
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Parallel Edition:Non-electronic
Description
Summary:Karl Barth a résisté à la thèse bien connue de Nygren. La théorie du pur amour déprécie l’éros. Sur ce terrain, Bossuet est plus recevable que Fénelon : l’amour est toujours mêlé, composite et dialectique. L’opposition trop dure entre agapè et éros méconnaît le désir. La thèse de Rougemont garde toujours une certaine actualité : réinventer la genèse de la passion d’amour. En ce sens, il critique Nygren. Rougemont a bien compris qu’on ne peut échapper à la confusion des mobiles. La conception chrétienne de l’amour ne peut expulser la passion. Benoît XVI l’avait remarqué dans Deus est caritas. Lacan, Jean-Luc Marion plus récemment, mais aussi Nabert invitent à une éthique du désir comme quête d’une identité dédoublée : ce que je reçois de l’autre ne fait jamais nombre avec ce que je reçois de Dieu.
ISSN:2118-4518
Contains:Enthalten in: Revue d'éthique et de théologie morale
Persistent identifiers:DOI: 10.3917/retm.260.0069