Mensch - Zeit - Sein. - II: Nachvollziehen einer Thematik von Heidegger bei Thomas von Aquin

Après avoir montré dans la première partie de cette étude, parue dans le fascicule précédent, comment l'expérience humaine du temps se développe suivant les degrés de la perception sensible, nous cherchons ici à pénétrer plus profondément dans la même expérience. Nous partons de la description...

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Bibliographic Details
Main Author: Lotz, Johannes B. (Author)
Format: Electronic Article
Language:German
Check availability: HBZ Gateway
Interlibrary Loan:Interlibrary Loan for the Fachinformationsdienste (Specialized Information Services in Germany)
Published: 1974
In: Gregorianum
Year: 1974, Volume: 55, Issue: 3, Pages: 495-540
Online Access: Volltext (lizenzpflichtig)
Description
Summary:Après avoir montré dans la première partie de cette étude, parue dans le fascicule précédent, comment l'expérience humaine du temps se développe suivant les degrés de la perception sensible, nous cherchons ici à pénétrer plus profondément dans la même expérience. Nous partons de la description aristotélicienne du temps (numerus motus secundum prius et posterius) selon laquelle le successif comme tel est porté réflexivement par l'homme à son achèvement. Mais un tel achèvement n'est possible que parce que, dans ce processus, la simultanéité est saisie comme éternité participée. Un premier pas dans cette direction est fait par l'entendement (ratio) qui parvient à la simultanéité de la profondeur métaphysique de l'essence des choses matérielles et, avant tout, de l'homme. Mais puisque, selon sa réalisation physique, cette essence reste attachée au successif, elle n'est pas encore la simultanéité pure et doit être ramenée, comme une manière d'être, à la simultanéité plus haute de l'être même, ce qui est accompli par l'intellect (in tellectus). Cependant, l'être se rencontre tout d'abord comme l'être de l'êtant seulement et donc dans une réalisation en laquelle la simultanéité qui lui est propre apparaît toujours encore rompue par le successif. En outre, l'intellect comme intelligentia s'élève vers l'être subsistant comme ab-solu, comme simultanéité totalement pure, dégagée et séparée du fini et du mondain, ou vers l'éternité parfaitement achevée. La simultanéité de l'être même, comme celle de l'essence, n'est donnée qu'à partir de la simultanéité de l'être subsistant. Ce n'est qu'en parvenant à celui-ci que l'homme est capable de porter réflexivement le successif à son achèvement; et ce n'est qu'alors qu'est pleinement constitué le temps qui n'est pleinement temps que dans sa corrélation à l'homme. Par son éternité inhérente, le temps renvoie à l'éternité qui le transcende; c'est pourquoi l'horizon ultime de l'être n'est pas le temps mais l'éternité; sur ce point, Heidegger est dépassé par saint Thomas.
Contains:Enthalten in: Gregorianum