Synode sur la famille : Les divorcés remariés et l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie

Permettre à certaines personnes divorcées remariées de recevoir l’Eucharistie a soulevé dans l’Église un débat d’une grande ampleur. Plusieurs ont vu dans cette ouverture un déni de l’indissolubilité du mariage et surtout une destruction de l’enseignement moral de l’Église en matière de sexualité. À...

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Bibliographic Details
Main Author: Gaudette, Pierre 1938- (Author)
Format: Electronic Article
Language:French
Check availability: HBZ Gateway
Interlibrary Loan:Interlibrary Loan for the Fachinformationsdienste (Specialized Information Services in Germany)
Published: 2015
In: Revue d'éthique et de théologie morale
Year: 2015, Volume: 287, Issue: 5, Pages: 45-66
Online Access: Presumably Free Access
Volltext (lizenzpflichtig)
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Description
Summary:Permettre à certaines personnes divorcées remariées de recevoir l’Eucharistie a soulevé dans l’Église un débat d’une grande ampleur. Plusieurs ont vu dans cette ouverture un déni de l’indissolubilité du mariage et surtout une destruction de l’enseignement moral de l’Église en matière de sexualité. À partir de quelques données fondamentales de la théologie morale traditionnelle, l’article veut montrer que ce n’est pas le cas. En effet, il ne s’agit pas d’établir une nouvelle norme mais de répondre de façon adéquate à des demandes concrètes. Pour cela, il est nécessaire de ne pas se contenter - comme c’est le cas aujourd’hui - d’en appeler au principe de la situation « objective » de péché mais de vérifier comment la personne se situe en conscience. Or, dans le cas d’une société pluraliste comme la nôtre, l’enseignement de l’Église ne peut plus prétendre à l’évidence qu’il avait dans une société de chrétienté et le simple rappel de la norme se montre improductif. Il faut passer d’une morale de la loi à une morale de la vertu, ouverte au cheminement des personnes et respectueuse de la conscience droite, même si elle semble erronée. Il arrive des situations où le pasteur discerne de véritables signes de conversion chez des personnes divorcées remariées qui vivent une vie conjugale normale. On devrait leur offrir un temps de discernement au terme duquel elles seraient éventuellement admises aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie.
ISSN:2118-4518
Contains:Enthalten in: Revue d'éthique et de théologie morale
Persistent identifiers:DOI: 10.3917/retm.287.0045